
L'arrêt cardiaque
Les étapes de l'intervention
- Observer la victimeVérifiez que la victime ne réagit pas et ne respire pas normalement
- Appeler les secoursDemandez à quelqu'un de prévenir les secours d'urgence (le 15 ou le 18) et d'apporter immédiatement un défibrillateur automatisé externe (s'il est disponible). Faites tout cela vous-même si vous êtes seul.
- Massage cardiaqueAlternez 30 compressions thoraciques et 2 insufflations.
- Continuer la réanimationPoursuivez la réanimation jusqu'à ce que les secours d'urgence arrivent ou que la victime reprenne une respiration normale.
Le massage cardiaque
Placez la victime sur un plan dur, le plus souvent à terre.
Agenouillez-vous à côté de la victime.
Placez le talon d'une de vos mains au milieu de sa poitrine nue.
Placez le talon de l'autre main sur votre première main.
Solidarisez vos deux mains. N'appuyez ni sur les côtes, ni sur la partie inférieure du sternum.
Positionnez-vous de façon que vos épaules soient à l'aplomb de la poitrine de la victime. Bras tendus, comprimez verticalement le sternum en l'enfonçant de 5 à 6 cm.
Après chaque pression, laissez la poitrine de la victime reprendre sa position initiale afin de permettre au sang de revenir vers le cœur. Maintenez vos mains en position sur le sternum.
La durée de la compression doit être égale à celle du relâchement de la pression de la poitrine.
Effectuez 30 compressions thoraciques à une fréquence de 100 par minute, soit environ 2 compressions par seconde.
Pratiquez ensuite 2 insufflations par la technique du bouche-à-bouche.
Technique : le bouche-à-bouche
Basculez de nouveau la tête de la victime vers l'arrière et soulevez son menton (cf. partie sur L'inconscience)
Placez une main sur son front et pincez ses narines entre le pouce et l'index.
De l'autre main, maintenez son menton de telle sorte que sa bouche s'ouvre.
Inspirez normalement, penchez-vous vers la victime et couvrez entièrement sa bouche par la vôtre.
Insufflez lentement et régulièrement de l'air dans la bouche de la victime tout en vérifiant que sa poitrine se soulève. Chaque insufflation dure environ 1 seconde.
Tout en maintenant la tête de la victime basculée en arrière et son menton relevé, redressez-vous légèrement pour vérifier que sa poitrine s'abaisse à l'expiration.
Inspirez de nouveau normalement et pratiquez une seconde insufflation.
Repositionnez correctement vos mains et pratiquez 30 nouvelles compressions thoraciques.
Ces contenus sont extraits du guide des gestes qui sauvent de la Croix-Rouge française, remis à chaque participant à une formation PSC 1. Textes : Dr Pascal Cassan, Dr Daniel Meyran, Dr Vincent Hubert - Photo : Valérie Archeno - Illustrations : Philippe Diemunch - Pictogrammes : Yann Brien.
L'arrêt cardiaque - La défibrillation
Dans de nombreux cas d'arrêt cardiaque, le cœur continue de battre, mais le rythme des battements est tellement anormal que les contractions cardiaques sont inefficaces et que le cœur ne peut plus assumer sa fonction de pompe sanguine : c'est la fibrillation.
Cette fibrillation peut être corrigée au moyen d'un DAE, qui analyse le rythme cardiaque de la victime, avant de lui administrer, si nécessaire, un choc électrique.
Les chances de survie augmentent si la réanimation cardio-pulmonaire et la défibrillation sont entreprises dans les premières minutes qui suivent l'arrêt cardiaque.
Technique : comment utiliser un DAE ?
Poursuivez la réanimation cardio-pulmonaire jusqu'à l'arrivée du DAE.
Dès que celui-ci est disponible, mettez-le en marche et prenez connaissance des instructions figurant sur l'appareil.
Pendant ce temps, si plusieurs sauveteurs sont présents, l'un d'eux doit poursuivre la réanimation cardio-pulmonaire.
Dénudez la poitrine de la victime et placez les électrodes à même la peau conformément aux instructions figurant sur leur emballage ou sur les électrodes elles-mêmes.
Assurez-vous que personne ne touche la victime lorsque le DAE analyse son rythme cardiaque.
Si un choc électrique doit être administré, assurez-vous que toutes les personnes présentes sont éloignées de la victime et de son environnement immédiat.
Appuyez sur le bouton si cela vous est demandé. Un défibrillateur entièrement automatique administrera le choc électrique sans votre intervention.
Si le DAE vous y invite, effectuez des compressions thoraciques sans tarder. Alternez les séries de 30 compressions et de 2 insufflations.
Continuez à suivre les indications du DAE jusqu'à ce que la victime retrouve une respiration normale ou jusqu'à l'arrivée des secours.
Si la respiration redevient normale, arrêtez la réanimation, mais n'éteignez pas le DAE et laissez les électrodes en place sur la poitrine de la victime. Si celle-ci reste inconsciente, mettez-la sur le côté, en position latérale de sécurité.
Ces contenus sont extraits du guide des gestes qui sauvent de la Croix-Rouge française, remis à chaque participant à une formation PSC 1. Textes : Dr Pascal Cassan, Dr Daniel Meyran, Dr Vincent Hubert - Photo : Valérie Archeno - Illustrations : Philippe Diemunch - Pictogrammes : Yann Brien.
Le malaise cardiaque
Une personne se plaint d'une douleur thoracique...
Que faites-vous ?
Si la victime parle, se sent mal, il est indispensable de lui poser des questions et d'alerter le Samu-Centre 15 qui pourra juger du degré d'urgence.
Qu'observez-vous ?
La victime se plaint d'une douleur serrant la poitrine. La douleur peut irradier vers d'autres parties supérieures du corps (notamment le bras, l'épaule, le cou, la mâchoire inférieure ou l'estomac). Ces signes peuvent s'accompagner de difficultés respiratoires, de sueurs, de nausées, voire de douleurs abdominales.
Que devez-vous faire ?
Ne sous-estimez pas la situation : même si la victime prétend que ce n'est pas grave, elle doit immédiatement être prise en charge.
Posez des questions à la victime : depuis combien de temps dure ce malaise ? Est-ce la première fois ? La victime a-t-elle été hospitalisée ou prend-elle des médicaments pour cela ?
Demandez à une personne présente d'alerter immédiatement les secours (le Samu-Centre 15), ou faites-le vous-même si vous êtes seul.
Mettez la victime au repos dans une position confortable (allongée ou, si elle le souhaite, en position semi-assise ou assise).
Vérifiez régulièrement que la victime est consciente et respire normalement.













Comment utiliser un DAE ?